
La ville entre ombre et lumière |
| | Promenons nous dans le Cloaque, pendant que... | |
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Arthur Butterfly Busy Gentleman

Inscrit le : 26 Avr 2008 Messages : 44 Identification Race: Sorcier Age: 38 ans Emploi: "business man"
| Sujet: Promenons nous dans le Cloaque, pendant que... Dim 11 Mai - 22:58 | |
| Première nuit dans Scyllam et voilà que tu remets ça aussi sec. Franchement Arthur tu n'apprendras donc jamais à te poser et à rester hors des situations potentiellement dangereuses?
Bon Moko je me passerais bien de tes sarcasmes, tu sais très bien que tu n'es pas obligé de m'accompagner. Alors si tu comptes passer ta soirée à me rouspéter rentre à l'hôtel.
Et la petite forme déploya ses ailes pour prendre l'apparence d'un petit oiseau et repartit vers le centre ville. Moko était bien pratique car il permettait de pouvoir contacter sa mère et d'envoyer des choses directement au magasin, mais sa propension à tout critiquer le rendait un poil exaspérant. Il savait bien qu'il s'agissait d'une expérience ratée mais bon quand même, quand il repassera par la boutique il demandera à sa créatrice de retisser les enchantements parce que là il devenait limite pète couille par moment. Mais bon le mini golem était parti, ça allait déjà mieux.
Et oui notre Indiana Jones de la magie, notre James Bond de la sorcellerie était de sortie, le soir de son arrivée. Et non content d'être dehors, le voilà qui se promenait l'air de rien, sapé comme un prince en plein quartiers glauques du Cloaque. Quand on vous disait qu'il était du genre à aller chercher les problèmes, bon exemple.
Il faut dire aussi que comme pour toutes ces fois où juste pour le frisson il déambulait dans des endroits louches, il avait fait très attention à comment il s'était paré. Déjà comme toujours une chemise blanche, il avait bien entendu d'autres couleurs mais il trouvait que le blanc allait avec tout donc, puis une cravate qu'il avait prise rouge bordeaux ou "sang sombre" comme l'une de ses conquêtes aux dents longues s'amusait à la nommer, et un costume qui pouvait paraître noir mais qui brillait de magnifiques reflets bleus nuits quand le tissu bougeait. Ajoutez à cela un fédora pareil au costume, une touche de "cologne maison" (ne pas oublier d'en emporter un petit flacon), une paire de lunettes discrètes mais stylées, les chaussures qui vont bien, des mouchoirs, le spray de secours, et sa fidèle canne. C'est bon le voilà paré. Bon d'accord il est du genre repérable, ok il a une tête à attirer les emmerdes, mais c'est justement ça qu'il veut, alors il est préparé en conséquence. A vrai dire il lui manque un accessoire, mais il faut qu'il fasse faire des petites choses par un gars compétent, parce que là il ne peut pas l'utiliser. Mais bon. Attention, le papillon est de sorti.
Et donc notre homme déambulait dans le Cloaque, sifflotant, jouant avec sa canne et son chapeau, promenant sa grande carcasse où ses pas le menaient.
Et puis vous savez, comme dit la chanson: Promenons nous dans les bois, pendant que le loup n'y est pas...
Enfin, ça n'était pas vraiment un lycan qu'il cherchait, mais plutôt un confrère ou une consoeur, ou alors un voir une représentante de ces gens aux dents longues. En fait il voulait de l'aventure, au sens large. |
|  | | Ligeia Heart

Age : 27 Inscrit le : 11 Mai 2008 Messages : 22 Localisation : quelque part...
| Sujet: Re: Promenons nous dans le Cloaque, pendant que... Sam 17 Mai - 22:55 | |
| Un tour de clef. Un second. Un soupir exaspéré en contemplant ladite clef prolongée d’une tête de mort de nacre – seule fantaisie qu’elle s’était accordée, fantaisie qui au fond en disait bien long… qui disait, par exemple, que cet endroit lui appartenait.
* Connaître la question et appartenir à la réponse… *
Elle regarda quelques instants avec une sorte d’étrange nostalgie l’intérieur de sa boutique ésotérique, songeant que pour rien au monde elle ne reviendrait en arrière. Elle tourna les talons et s’enfonça dans la rue, sans réfléchir à l’endroit où elle allait.
* J’aime cette vie, mais je déteste son arrière-goût. Les Outres, les Normes… nous sommes tous coincés dans une chute en avant jusqu’à nous écraser sur la porte de l’Eternité. Chacun de nous est dévoré dans sa propre banalité, même si nous souhaitons être et avoir bien plus. C’est tout juste vain. Rien ne changera jamais vraiment… *
Elle quittait son magasin tard, ce soir-là ; chaque soir, elle s’accordait une balade plus ou moins longue, avant de rentrer chez elle (à l’étage supérieur de « Les Deux Mondes ») pour manger et se reposer. Puis recommencer chaque jour le même rituel… se lever… se laver… faire un peu de rangement… se nourrir… descendre pour accueillir ses livreurs, mettre en place les nouveaux arrivages… ouvrir… accueillir les clients… puis fermer… A quoi rimait tout cela, au fond ? Ces habitudes la rassuraient, mais de quoi exactement ? Pourquoi ces rituels dénués de sens, alors qu’elle avait sans doute bien mieux à faire ?
Ce n’est évidemment jamais facile d’avoir à s’affronter soi-même. Chacun porte en lui le pire adversaire qui lui sera jamais donné de rencontrer. La vie coule, inexorablement. Sans se soucier de savoir si ses passagers sont d’accord ou non. Mais peu de gens seulement réalisaient que d’ici à quelques années, ils ne seraient plus rien aux yeux du monde ni d’eux-mêmes. Et c’est on ne peut plus normal de s’interroger sur soi, de prendre le temps de s’arrêter et de regarder en arrière pour ne pas refaire les mêmes erreurs. Ceux qui n’ont pas cette présence d’esprit étaient quelque part courageux de continuer à gâcher leur temps – car ils étaient inconscients de cela.
S'appuyant contre un mur sans se mettre dans la lumière d'un réverbère fatigué, elle se demanda brièvement si elle croyait en un quelconque "enfer" ou "paradis". A quoi rimaient une croyance, une simple foi ? N'était-ce pas au fond une illusion vaine et douloureuse ? Quelque chose qui vous portait aux nues pour vous faire chuter plus longtemps et vous faire vous écraser une fois au sol ? Elle ne croyait qu'en elle-même.
Ligeia reprit sa marche, puis secoua la tête pour se « réveiller » alors qu’elle approchait d’un endroit particulièrement glauque, mais non dénué d’une présence remarquable. Où était-elle encore, elle dont le sens de l’orientation était aussi développé que son imprévisibilité ?
C’est alors qu’elle l’aperçut, lui aussi furetant dans la rue, semblant heureux comme jamais… et soudain, elle eut envie de lui parler (malgré les règles qu’elle s’était imposées, dont celle de ne jamais parler à un être autre que l’un de ses clients…), ce qu’elle fit d’une voix tranquille et douce :
"Magnifique nuit, n’est-ce pas ?"
Ah… fort belle entrée en matière ! Dans le genre raté et banal, on pouvait rarement faire mieux… ! _________________ "La pire chose que puisse vous faire un cauchemar, c'est de vous donner l'illusion de sa propre conscience et de continuer à en être un !" |
|  | | Lady Clarissa Handouren Mystérieuse intrigante

Inscrit le : 03 Mai 2008 Messages : 25 Identification Race: Vampire mort vivant Age: 306 ans Emploi: ?!
| Sujet: Re: Promenons nous dans le Cloaque, pendant que... Dim 18 Mai - 22:45 | |
| A quelques kilomètres de là, sous terre, une créature aussi imprévisible que potentiellement dangereuse s’étirait comme un chat, joyeusement. Une nouvelle nuit commençait, avec son charme, sa froideur, ses créatures et leurs victimes. C’était avec un large sourire que la vampire s’éveillait. Cela faisait quelques temps que les nuits étaient merveilleusement bonnes aussi bien au niveau du SO, des rencontres ou encore des amusements divers. Comme chaque soir, la belle de nuit se parât de ses plus beaux atours, et, après avoir enfilé un léger manteau pour recouvrir ses épaules nues, elle s’engouffra dans les profondeurs de la nuit, son élément.
Les rues semblaient calmes, très calmes. Seul le bruit de ses talons claquant fièrement sur le sol se faisait entendre. La lady était élégamment vêtue, et peut être même un peu trop pour se promener dans ces quartiers qui faisaient l’objet d’une bien mauvaise presse. Et à vrai dire, on pouvait bien tenter de vouloir l’agresser, la Vamp ne semblait attendre que cela. Effectivement, cela faisait bien longtemps qu’elle n’avait pas joué au jeu de la victime s’avérant être bien plus dangereuse que son agresseur… Malheureusement, avec le SO et le BFO tout n’était pas permis, d’autant plus avec le poste qu’elle occupait. Elle était bel et bien obligée de jouer le jeu, pour son statut, et celui de sa famille, et toutes ses envies rocambolesques se devaient être maquillées, afin de ne pas se retrouver hors la loi…
Loin des questions existentielles que certains pouvaient bien se poser, la lady arpentait les rues dans un but bien précis. Clarissa n’était effectivement pas femme à se poser des questions métaphysiques, et ses seules interrogations portaient sur les moyens qu’elle possédaient pour mettre ses petits plans en œuvre ou encore, comme à ce moment précis, ce qu’elle allait bien pouvoir avaler. Car Clarissa avait une envie bien précise : se mettre quelque chose sous la dent. Elle avait faim, et savait pertinemment que tant que cette dernière ne serait pas assouvie il lui serait impossible d’entreprendre quoi que ce soit d’autre. Seulement, n’importe qui n’était pas bon à boire. Clarissa la narcissique estimait qu’être choisi par elle devait être un honneur et ne devait pas être octroyé à n’importe qui. Aussi déambulait t elle le long des rues à la recherche d’une « bonne » nourriture, qui pourrait éventuellement lui servir de compagnie pour le reste de la soirée.
Ce fut ainsi qu’au détour d’une rue, elle vit deux silhouettes encore inidentifiables. D’un pas lent et tranquille, elle s’avança sans prendre la peine de se montrer discrète, sans pertinemment que le bruit de ses talons la ferait remarqué. Dès lors tout fut étudié calculé, du déhanchement à la fois gracieux et nonchalant à la main sortant lentement du sac à main puis déployant délicatement un fin éventail qu’elle se mit à secouer doucement, dissimulant ses lèvres et la partie inférieure de son visage. Lèvres qui profitèrent de leur dissimulation pour faire un sourire coquin à l’entente des mots prononcés par la femme. Saisissant l’occasion pour faire une plus sérieuse entrée en matière, sans laisser le temps à l’homme de répondre Clarissa déclara d’un ton doux…
« Elle est certes belle, mais il me semble avoir connu mieux ».
Elle s’arrêta alors, retira son éventails quelques instants, le temps de lancer un sourire aimable à ses deux nouveaux interlocuteurs, et puis d’enchaîner…
« Je commençais à sérieusement me demander si les rues étaient définitivement désertes… Me voilà rassurée. »
Phrases banales, n’ayant d’autre buts que celui d’observer les réactions futures de ses interlocuteurs, espérant que son choix pourrait s’arrêter sur l’un deux. A moins que l’un comme l’autre lui convienne, ce qui dans ce cas rendrait la situation bigrement… intéressante… |
|  | | Arthur Butterfly Busy Gentleman

Inscrit le : 26 Avr 2008 Messages : 44 Identification Race: Sorcier Age: 38 ans Emploi: "business man"
| Sujet: Re: Promenons nous dans le Cloaque, pendant que... Dim 18 Mai - 23:24 | |
| Il devait être entrain d'exécuter un pas de danse quelconque, de fredonner un quelconque air de chanson, ou de faire avec sa canne et son fédora une quelconque jonglerie. Enfin bref, quand il fut interpellé Arthur ne devait pas faire grand chose de bien intéressant si ce n'était déambuler joyeusement sous la lumière des lampadaires et de la lune. Mais la personne qui était responsable de cette interruption était loin de l'être, quelconque.
Sous la luminosité blafarde d'un lampadaire solitaire se tenait une jeune femme. Ses grands cheveux noirs contrastaient avec sa peau blanche, et sa robe de soie et de coton diaphane contrastait avec un grand gant de velours noir qui ornait sa main droite. Elle se tenait de bout et droite, cette posture couplée à la lumière zénithale et son teint laissait penser à une poupée de cire que l'on aurait posé là, comme si l'on avait voulu renforcer le côté glauque et gothique de la scène. Et oui, Arthur aimait à s'imaginer des descriptions de ce genre d'une scène qu'il voyait, concoctant lui même les détails à sa convenance (si ça se trouve les habits n'étaient pas en soie ou en coton, mais bon...). Juste après cela, une autre voix sorti des ténèbres pour reprendre les paroles précédemment prononcées. Une autre femme, mais dans un tout autre genre. Un genre qu'Arthur qualifierait d'identique au sien, à savoir très bien habillé, une prestance indéniable avec un léger côté hautain, et en plus des accessoires comme lui (éventail contre canne), bref quelqu'un qui sortait pour trouver du monde, et très certainement pas n'importe quoi.
Déjà deux femmes toutes les deux charmantes, cette ville était donc si pleine que ça de promesse?
Des mieux peut-être, mais celle ci s'annonce sous les meilleurs auspices.
Lança-t-il gaiement tout en rattrapant son chapeau sur sa tête après l'avoir lancé du bout de sa canne. Il s'approcha des deux apparition.
Et pourtant elle ne fait que commencer.
Il les jaugea simplement du regard pour apprécier leur physique. La première, un fort joli corps ma foi, grande, robuste et gracieuse, avec ce soupçon de fragilité qui font toutes le caractéristiques de ces Gothic Lolita. Un genre assez répandu, mais qu'Arthur apprécie beaucoup quand il n'est pas joué par des personnes en manque d'identité, quand il est vrai et qu'il représente bien la personne. Ca lui convenait assez bien pour une première rencontre. La seconde était toute différente mais non moins attrayante. Plus entreprenante aux premiers abords, pas fragile, mais tout aussi gracieuse, sculpturale comme les vêtements choisis avec soin le laissaient voir et parfois seulement deviner, une sensualité beaucoup plus sauvage. Elle était une grande dame comme lui, et cela ce voyait elle était beaucoup plus dangereuse d'apparence. Il espérait juste qu'elles ne soient pas des filles de joie, ces belles enfants correspondaient parfaitement à ses critères, et si elles devaient l'une ou l'autre être une de ses aventures, il préférait la gagner "à la loyal" et non pas en échange d'une quelconque somme. Puis il se concentra sur son troisième oeil car si ces personnes étaient comme ça dans le Cloaque il y avait peu de chances pour qu'elles soient de simples humaines. Et effectivement la première n'en était pas une, aura trop puissante. Et maintenant qu'il la regardait sous cette angle son aura était particulière pour une sorcière, car elle ne portait ni les signes de la lycantropie ni du vampirisme. C'était une aura plutôt puissante, mais surtout impétueuse, très chargée d'un on-ne-sait-quoi peu identifiable, mais surtout très marquée par la puissance des Lignes sans pour autant souffrir des désagrément ce ce style de magie, des marque psychiques que les pratiquants de cet art portent après avoir usé abondamment de ce pouvoir. Assez étrange, comme si elle ne gardait que la marque d'un haut niveau sans les séquelles habituelles. Mais bon il serait toujours temps d'éclaircir ce petit mystère plus tard. La seconde quand à elle ne faisait aucun doute. Une vampire morte, et une seconde chose qui ne faisait maintenant plus de doute, elle était en chasse et avait faim. Les auras des vampires ça il connaissait bien, cette aura prédatrice, chargée de violence et de sang, toute pleine de luxure, de stupre et de sensualité sauvage. Il devait être des plus vigilant à partir de maintenant.
Se tenant droit, la canne sous le bras, il réajusta sa cravate, se remit une petite dose de Cologne, rajusta ses lunettes bien haut sur son nez et fit une respectueuse révérence.
M'est-il permis de savoir comment vous vous faites nommer, mes chères dames?
Il espérait juste que sa consoeur se rendrait compte suffisamment tôt du danger que représentait la vampire. _________________ Le Hasard n'appartient pas à ce monde. Tout n'est que Fatalité. |
|  | | Ligeia Heart

Age : 27 Inscrit le : 11 Mai 2008 Messages : 22 Localisation : quelque part...
| Sujet: Re: Promenons nous dans le Cloaque, pendant que... Dim 18 Mai - 23:34 | |
| Bluffée par le silence perturbant enveloppant l'arrivée de la nouvelle venue, Ligeia aurait volontiers sursauté si elle n'était pas... ce qu'elle était. Quant à son interlocutrice, elle devait être de cette race que la jeune femme méprisait plus que tout : les buveurs de sang.
* (...) Elle ignore l'Enfer comme le Purgatoire, Et quand l'heure viendra d'entrer dans la Nuit noire Elle regardera la face de la Mort, Ainsi qu'un nouveau-né, - sans haine et sans remords.*
...Ces vers convenaient si bien...
"Ils n'ont pas d'existence objective, ils sont en nous-mêmes, tapis au fond de notre subconscient, et ils en sortent dès que notre intelligence logique est endormie. Pour l'homme moderne, les vampires ne sont pas effrayants parce qu'ils existent, mais parce qu'ils concrétisent ses craintes et ses désirs les plus secrets", le disait si bien Jean Marigny. Le vampire est dangereux, mais il attire autant qu'il repousse. S'il sent le souffre et les effluves de l'enfer à plein nez, un vent malsain fait d'érotisme sombre le précède et le suit dans la chambre des victimes qu'il honore de sa mortelle visite. Le vampire est un paria, mais un paria d'exception, un marginal que l'on voit marcher seul dans la nuit. Il représente l'image même de la subversion, et c'est en ce sens qu'il semble dangereux pour la société dominante car il incarne son contraire et bafoue ses lois les plus élémentaires pour n'appliquer que les siennes propres. Il est la folie face à la raison, la liberté face à l'aliénation, le plaisir face à la rigidité des mœurs... Il est aussi le côté noir qui réside en chacun de nous et qui sort, subrepticement, aux petites heures de la nuit, pendant notre sommeil. En clair, tout ce que Ligeia fuyait depuis tout ce temps, de crainte de révéler sa propre identité...
* (...) Elle rit à la Mort et nargue la Débauche, Ces monstres dont la main, qui toujours gratte et fauche, Dans ses jeux destructeurs a pourtant respecté De ce corps ferme et droit la rude majesté. *
Egalement un peu décontenancée par le manque de pudeur et de correction de cette créature qui s'incrustait sans vergogne entre eux, Ligeia se demanda quelle attitude tenir... Pour la jeune femme, chaque chose et chacun devait rester à sa place. Alors elle se contenta de sourire. Parce qu’elle avait une conscience très développée de chaque chose l’entourant, et qu'elle ne pouvait en aucun cas mépriser quoi que ce soit, encore moins ressentir un quelconque ennui. Même si elle redoutait d'avoir deux interlocuteurs (dont l'une était particulièrement dure à supporter, la simple vue de cette créature la mettait non pas mal à l'aise mais de mauvais poil ; cependant, impossible de le savoir avec son visage impassible et imperméable à toute émotion...), l'expérience au final pouvait se révéler très intéressante pour la jeune femme. Elle eut alors une moue amusée et enchaîna :
"Quelle intéressante nuit, oui... je ne m'attendais pas à trouver autant de monde."
Elle sentit alors sur elle le regard inquisiteur et perçant de l'homme qu'elle dévisagea alors sans aucune honte ; grand, un visage aux traits peu communs... il lui sembla alors qu'ils appartenaient à la même "caste", et ce en raison de ses facultés ainsi que de ses émanations spirituelles. Un entrain, une joie déroutante l'habitaient... quel étrange personnage, touchant même par endroit. Mais Ligeia ne doutait pas qu'il cachait bien sa réelle nature, ses véritables capacités... Elle décida qu'il était temps de répondre à sa dernière question :
"Ligeia Heart, je tiens la boutique "Les Deux Mondes". Et vous ?", fit-elle en s'adressant à ses deux interlocuteurs. _________________ "La pire chose que puisse vous faire un cauchemar, c'est de vous donner l'illusion de sa propre conscience et de continuer à en être un !" |
|  | | Lady Clarissa Handouren Mystérieuse intrigante

Inscrit le : 03 Mai 2008 Messages : 25 Identification Race: Vampire mort vivant Age: 306 ans Emploi: ?!
| Sujet: Re: Promenons nous dans le Cloaque, pendant que... Mar 20 Mai - 15:05 | |
| L’éventail s’articulait tranquillement tandis que la femme scrutait les deux personnes qu’elle venait de rejoindre. Clarissa avait cette particularité d’avoir un visage et des expressions à mille années lumières de ce qu’elle était réellement. Elle avait en permanence ce visage doux, bien souvent des sourires enfantins et il n’était pas rare de voir dans ses yeux des lueurs traduisant une sorte d’émerveillement. Elle était toujours ainsi, même lorsqu’elle commettait des actes tout à fait contestables… surtout lorsqu’elle commettait des actes contestables. Et la lady comprit rapidement que ses deux interlocuteurs avaient deviné sa véritable nature, mais qu’importe. Qu’ils aillent donc croire tout ce que l’on racontait sur les vampires morts, et qu’ils se méfient d’elle comme de la peste. Car quoi qu’il arrive, ils ne se méfieraient sans doute jamais assez. Leur seul échappatoire, en somme, était de lui déplaire… Mais qui pouvait deviner les dégoûts et les intérêts de cette belle plante carnivore? Si les vampires morts étaient si dangereux, c’était en partie parce que, malgré tout ce que l’on pouvait en dire, on ne pouvait pas lire en eux comme dans un livre ouvert. Et malgré ses envies et son appétit, la dangereuse lady était patiente… terriblement patiente.
Et qu’en était-il réellement de ces deux là ? S’ils la craignaient réellement ils partiraient. Et si au contraire ils restaient, cela voudraient dire qu’ils la sous-estimaient, ou que, de manière plus ou moins consciente, ils aimaient affronter le danger. Des éventualités, en somme, qui ne feraient que servir ses intérêts, dans le cas où il y avait quelque chose à tirer de ces deux là. Ne souhaitant pas continuer à tergiverser sur la beauté de la nuit, après avoir adressé un sourire joyeux aux deux outres qui l’avaient observé –car pour elle il était plus qu’évident qu’il s’agissait d’outres- elle enchaîna après avoir émis un rire cristallin…
« Et bien, puisse mon allure vous convenir ! »
Puis ce fut à son tour de les observer. Elle commença par la femme au teint cireux, élancée, belle, avec son allure fragile, trop fragile pour qu’elle puisse l’être réellement –de toutes manières, il n’y avait qu’à ressentir son aura pour comprendre que cette femme semblait loin d’être une novice. Avec sa tenue, elle semblait éphémère telle l’illusion ou le mirage… Il semblait difficile de donner un âge précis à l’homme. Son visage semblait marqué, et la balafre pouvait laisser penser qu’il était amateur de situations plus ou moins périlleuses. Il avait néanmoins belle allure, et semblait être de ces gentlemen appréciés des femmes et qui les aimaient tout autant. Nouveau bruissement venant de l’éventail. Ces deux là semblaient avoir des vécus bien différents et rien qu’à leur allure on pouvait deviner qu’elle n’avait pas à faire avec deux individus similaires. La vamp émit à nouveau un rire tendre en voyant l’homme se rhabiller, se remettre une dose de parfum avant d’exécuter une révérence. Il avait au moins le mérite d’être drôle, et de prendre son rôle très au sérieux… Si tant est si bien qu’il jouait un rôle. Dans l’esprit de la Vamp, en chaque être qui l’entourait pouvait résider un merveilleux comédien. Son vécu, son expérience, et les périodes de l’Histoire auxquelles elle avait été confrontée avaient montré que bien des gens étaient parvenus à leurs fins par le jeu des faux semblants. Et en dépit de son talent certain, elle gardait à l’esprit que toute personne en face d’elle pouvait s’avérer être une victime dangereuse, avec laquelle elle pouvait très bien laisser des plumes. Prétentieuse certes, néanmoins Clarissa n’était pas du genre à prétendre qu’elle était capable de faire un sans fautes à chaque fois.
L’autre femme fut la première à répondre à la question du gentleman. Il s’agissait donc de Ligeia Heart. Si Clarissa ne s’était jamais rendue personnellement dans sa boutique, la plupart des magasins de la ville fermant à la tombée de la nuit, elle en avait néanmoins déjà entendu parler, et il était même possible qu’elle ait déjà envoyé quelqu’un faire quelques courses dans cet établissement. Soraya peut être… à moins qu’il ne s’agisse de Timothy, du temps où il pouvait encore se le permettre…
« Les « deux mondes » ? Elle se trouve au centre ville n’est-ce pas? » avait-elle alors répondu, l’air intéressée.
Elle plia ensuite son éventail qu’elle garda néanmoins en main, avant de reprendre tranquillement…
« Quand à moi je suis Lady Clarissa Handouren… Si votre curiosité est assez grande pour vouloir connaître mes activités au quotidien, sachez que je travaille avec le SO… »
Concernant le SO, la lady ne tenait pas à trop en dire. On savait que certains vampires morts étaient coursiers, mais pour ceux qui occupaient d’autres postes ne dévoilaient que rarement leur véritable place. Et Clarissa était de ceux-là. Pour l’heure et pour un bon bout de temps encore, elle resterait silencieuse sur ses véritables activités au sein de l’organisation. Cependant, dévoiler le fait qu’elle était au SO permettrait de sous-entendre qu’elle ne commettrait rien d’ « illégal »… Elle effectua ensuite un geste de la main envers l’homme et enchaîna
«Quand à vous, mon cher, que pouvons-nous savoir de vous ? » |
|  | | Arthur Butterfly Busy Gentleman

Inscrit le : 26 Avr 2008 Messages : 44 Identification Race: Sorcier Age: 38 ans Emploi: "business man"
| Sujet: Re: Promenons nous dans le Cloaque, pendant que... Jeu 22 Mai - 22:40 | |
| Alors comme ça la vampire était membre du SO, intéressant. Ca en rajoutait encore un peu plus au côté dangereux de la Lady, avec ça de plus ou moins rassurant/inquiétant qu'elle était de ceux et celles qui font que la loi marche. Et à ce qui se racontait les vampires étaient relativement haut placés, donc... La voilà qui après s'être présentée, elle lui demandait ce qu'elles pouvaient savoir sur lui. Chouette. Dans une rencontre il adorait ce moment là, quand il devait se présenter et donner un nom. Quand il était en voyage, il allait souvent sous de fausses identités... enfin des fausses, Arthur Butterfly était ce qui se rapprochait le plus de son Nom Primordial, de son Identité Cosmique, hors de question qu'il donne ce nom, ça serait donner trop d'emprise à ses interlocuteur. Il avait donc une habitude héritée de sa sorcière de mère, à savoir donner un nom qui est une fausse identité. Mais ce qui l'amusait le plus n'était pas le fait d'avoir des fausses identités, mais de se présenter sous son identité habituelle.
Moi? Je ne suis qu'un touriste, j'ai débarqué ce matin dans cette ville où j'ai pris une suite dans un hôtel du centre ville. Et là je me promène, profitant de la vie nocturne de cette sympathique cité. Et sinon je m'appelle Bond, James Bond.
Par la canne de l'archidiacre c'était toujours autant le pied de prononcer ça. Et en plus là c'était devant deux parfaits exemples de ce qui pouvait être des James Bond Girls, ayant une préférence pour... en fait il ne savait pas trop. Dieu que cette nuit s'annonçait intéressante.
Il se rapprocha pour se trouver à proximité des deux femmes, et les regarda de nouveau avec un sourire radieux et flatteur alors qu'il détaillait leur physionomie du regard. Car c'était bien l'impression qu'il donnait: oui il observait sans se cacher la forme et les détails du visage de ses interlocutrices, s'arrêtait sur leurs épaules, observait le décolleté et les courbes de leur poitrine, laissait aller ses yeux sur le galbe de leur taille puis le dessin formé par leur hanches, pour finir par leurs cuisses et leurs jambes. Mais à aucun moment cette observation minutieuse semblait déplacée ou ne le faisait passer pour un vieux pervers. Il n'y avait dans son regard que l'expression de l'artiste qui apprécie une oeuvre, ainsi qu'une marque de félicitation envers les deux femmes.
Je vais peut être passer pour un ringard mais bon.
Il se pencha et fit un baise main poli, très british étiquette, à ses deux interlocutrices.
Le baise main reste la meilleure manière de saluer une dame.
Puis se redressant il regarda chacune d'elle.
Bon, est-ce que l'une d'entre vous pourrait m'accompagner pour cette nuit, afin de servir de guide au pauvre touriste que je suis? _________________ Le Hasard n'appartient pas à ce monde. Tout n'est que Fatalité. |
|  | | Ligeia Heart

Age : 27 Inscrit le : 11 Mai 2008 Messages : 22 Localisation : quelque part...
| Sujet: Re: Promenons nous dans le Cloaque, pendant que... Ven 23 Mai - 0:05 | |
| "Lady Clarissa Handouren"... un beau nom. Ligeia se prit presque à regretter l'aversion quasi-charnelle qu'elle éprouvait pour les gens de sa race ; elle aurait presque aimé mieux la connaître. Quelque chose en elle l'intriguait... et ses manières, après quelques minutes de conversation, étaient irréprochables. Mais pas ici... pas maintenant. Pas dans ces conditions, alors qu'elle était épuisée. Et certains des mots de son interlocutrice ne lui avaient pas échappés... si elle était du SO, alors la prudence s'imposait... de toute manière.
"Si votre curiosité est assez grande pour vouloir connaître mes activités au quotidien, sachez que je travaille avec le SO…"
Et il lui restait encore un carton fraîchement livré le matin (carton d'ouvrages rares) à déballer et à ranger. Ce qui lui rappela alors la question que Lady Clarissa lui avait posée :
"Oh, oui, elle est située au centre-ville.", répondit-elle en souriant doucement. "Sans être exceptionnelle, j'en suis très fière, car elle représente une partie de ma collection... J'espère d'ailleurs vous y voir dès que possible !"
A ce moment, l'homme intervint ; ses manières de gentleman la firent rire, d'autant plus lorsqu'il leur livra son "nom"...
"Monsieur James Bond, vous me ferez le plaisir de cesser de nous leurrer ! A moins que vous ne soyez véritablement un espion dont le principal loisir est de tomber les jolies femmes !", rit-elle après son baisemain et sa tirade.
"James Bond", hm ? Personne ne pouvait abuser Ligeia lorsqu'il s'agissait de littérature - fut-elle plutôt ancienne, voire... d'un autre temps. Comme elle. En effet, l'auteur de "James Bond", Ian Lancaster Fleming est né le 28 mai 1908 à Mayfair. Ligeia avait reçu la série des romans "james Bond" de l'un de ses clients fortunés, qui l'avait retrouvé on ne sait où ni comment... mais la jeune femme les avait tous dévorés. James Bond... Le nom et le prénom, qu'il voulait simples, ont été empruntés à un ornithologue dont il avait toujours à portée de la main l'ouvrage classique : Oiseaux des Antilles. Pour le reste, le personnage doit beaucoup à son auteur : il est la projection idéalisée de l'homme qu'il aurait aimé être, le triomphateur de missions qu'il n'a jamais pu accomplir, confiné dans la paperasserie du renseignement. James Bond, également connu par son matricule 007, est un personnage de fiction créé en 1952 par l'écrivain et ancien espion britannique Ian Fleming. Espion des services secrets britanniques et grand séducteur, James Bond est rapidement devenu un personnage célèbre et apprécié du public. Voilà ce que l'on pouvait en dire...
Sur cette plaisanterie, Ligeia prit alors sa décision :
"Hum, ma Lady, je vous laisse l'honneur d'accompagner notre nouvel hôte. Je vous avoue que je ne tiens pas longtemps en soirée... je m'en excuse envers vous. De plus, je suis une bien piètre guide touristique, et mon travail exige que je me lève tôt.", fit la jeune femme à l'intention de Lady Clarissa. Puis elle ajouta simplement : "A bientôt peut-être, ce fut une charmante rencontre."
De fait, il valait certainement mieux qu'elle s'éclipse. Une personne, cela passait, mais elle ne pouvait pas encore gérer deux ; parfois, ce qu'elle "cachait" remontait à la surface. Et si c'était pour commencer à divaguer et laisser son autre personnalité prendre les rênes, ce n'était pas la peine. Sans attendre son reste, elle tourna les talons dans un froufroutement de soie nacrée et s'en fut, un sourire heureux aux lèvres. Elle était toujours contente malgré tout de voir du monde...
_________________ "La pire chose que puisse vous faire un cauchemar, c'est de vous donner l'illusion de sa propre conscience et de continuer à en être un !" |
|  | | Lady Clarissa Handouren Mystérieuse intrigante

Inscrit le : 03 Mai 2008 Messages : 25 Identification Race: Vampire mort vivant Age: 306 ans Emploi: ?!
| Sujet: Re: Promenons nous dans le Cloaque, pendant que... Mar 10 Juin - 17:39 | |
| Avoir déclaré qu’elle était au SO avait peut être été une bonne chose. Peut être que cela lui permettrait de paraître moins… inquiétante. Néanmoins, Clarissa savait pertinemment qui lui en faudrait plus avant que ses deux interlocuteurs ne baissent leur garde. Ou alors, le SO leur faisait peur, et donc ils étaient encore plus sur leurs gardes… Dans la seconde hypothèse, on pouvait alors se demander s’ils n’avaient pas quelque chose à se reprocher… La sorcière brisa le silence qui s’était fait. Elle parlait de sa boutique avec tant de fierté que la vampire trouvait cela presque charmant. Qui sait, peut être était-il possible de trouver des choses intéressantes dedans?! De toutes manières, à moins qu’elle ne fut ouverte aux premières heures d’obscurité, Clarissa ne pourrait s’y rendre… Et cela ne serait pas le résultat d’une quelconque mauvaise volonté…
« J’espère pouvoir m’y rendre aussi… à l’occasion… »
Et son attention se reporta sur le gentleman. Un touriste ? Lorsqu’elle entendit cette partie de la phrase, le sourire de la lady s’élargit. Elle adorait les touristes, ils étaient tellement amusants! Et en plus il s’appelait James Bond… tout du moins, c’était ce qu’il voulait faire croire. Clarissa avait du mal à croire que quelqu’un puisse porter le nom du célèbre espion, un gentleman qui plus est… Si elle n’avait pas vu les films, en revanche il lui était arrivé de lire des livres du célèbre auteur… Et si ce Bond avait réellement existé, alors elle était prête à parier que bon nombre de vampires morts auraient cherché à mettre la main dessus pour en faire leur héritier… Et même si l’un de ses sourcils s’arqua, mi-surpris, mi-amusé, Clarissa ne réagit pas… Au contraire, elle joua le jeu...
« Ma foi, monsieur… Bond, cette ville n’est pas toujours charmante, surtout par ici… Mais vous ne m’avez pas l’air d’un débutant dans votre, n’est-ce pas ? »
Ses yeux s’écarquillèrent ensuite lorsqu’elle entendit Ligeia parler à nouveau. Et bien que cette dernière rie, elle semblait posséder un sacré tempérament. Et cela n’était pas plus mal. Clarissa souri, amusée et flattée, suite au baisemain, puis reprit…
« Cela fait bien longtemps que l’on ne m’avait pas salué de la sorte. Cela aurait été d’autant plus appréciable si vous aviez eu l’obligeance de nous donner votre véritablement nom… »
Et ses mots furent accompagnés d’un petit clin d’œil. Comme elle l’avait espéré, la suite tant attendue arriva. Le gentleman demanda à ce qu’on lui fasse une visite guidée. Mauvais choix ? Oh, la lady n’était pas une criminelle, voyons ! Malheureusement, la sorcière, qui décidément commençait à bien lui plaire, les quittèrent. D’un ton doux, avec un regard presque tendre, elle lui déclara, avant de lui faire signe de la main en guise de salut :
« Ne vous justifiez pas… Nous comprenons… A bientôt chère madame »
Car Clarissa en était sûre… Elles se reverraient, la lady y comptait bien. Mais la lady ne fut pas bien longtemps attristée par le départ de la sorcière. Tout d’abord, un vampire-mort est rarement triste, deuxièmement, monsieur Bond était loin d’être dénué d’intérêt, troisièmement, le départ de Ligeia lui permettrait de mettre en œuvre… une idée… Mettant son éventail devant ses lèvres, tendant son bras vers le sorcier, d’un ton légèrement malicieux elle s’exclama :
« C’est avec grand plaisir, Monsieur, que je vous ferait visiter ce quartier! Venez ! »
Prenant alors le bras de son compagnon, elle commença à se mettre en marche, tout en lui expliquant que le cloaque était principalement un quartier d’habitations. Cependant, il y avait des choses qu’il pouvait être intéressant de voir, et d’autres choses qui, elles, semblaient incontournables…
« Dites moi, d’où venez-vous ? » avait-elle dit pendant ce temps…
Et tandis qu’il lui répondait, elle ne cessait de regarder son visage, sans même s’en cacher. Et puis, il sentait bon ce monsieur mystère… Quelques instants se déroulèrent encore avant qu’elle ne marque un arrêt, devant une bâtisse.
« Tenez! Ce bâtiment là est particulièrement intéressant… ou plutôt, ce qui s’y passe. Il appartient à Clarisse Yell, une femme loin d’être dénuée d’intérêt… Ici se mélangent humains, et vampires principalement… J’avoue m’y rendre assez souvent, cet endroit étant pour le moins… chaleureux… J’espère vous y croiser un de ces jours, cela me ferait plaisir… »
Elle regardait son interlocuteur du coin d’œil, attendant une réaction, amusée… |
|  | | Arthur Butterfly Busy Gentleman

Inscrit le : 26 Avr 2008 Messages : 44 Identification Race: Sorcier Age: 38 ans Emploi: "business man"
| Sujet: Re: Promenons nous dans le Cloaque, pendant que... Jeu 12 Juin - 21:54 | |
| Il regarda les deux femmes réagir à la mention de son nom, chacune ayant en comment le fait de douter que ça soit sa véritable identité.
Allons mesdames, y a-t-il une loi qui m'empêche de porter ce nom là? Et puis ce n'est qu'un nom, je n'ai pas dit que j'étais le fameux 007. Si ce grand homme avait existé il serait plus vieux que moi. Autrement dit, si vous pensez que je ne suis pas l'agent au service de Sa Majesté, bien je ne le serai pas...
Il adressa un sourire charmeur aux deux femmes.
Mais je me nomme toujours James Bond.
Peu après, le jeune sorcière annonça qu'elle devait se retirer, prétextant que son travail lui imposait de se lever tôt. Elle semblait particulièrement intéresser la vampire.
Je ne vous retiens pas, chacun a ses soins dans ce monde. Mais je ne manquerai pas de passer par votre boutique.
Après tout c'était normal, entre commerçants il fallait se soutenir. Mais une fois Ligeia partie, toute intéressée par elle que fut la vampire, cette dernière reporta son entière attention sur Arthur et lui tendant son bras lui déclara qu'elle serait son guide. Ce dernier l'accepta et ils se mirent en marche.
Ainsi donc il s'agissait avant tout d'un lieu de vie pour les outres de la ville, et déjà rien que ça était intéressant aux yeux d'Arthur. Mais elle signala aussi qu'il y avait divers lieux qui étaient digne d'intérêt voir même capitaux, et il ne fallait pas être devin pour déduire qu'elle le menait droit vers un de ces lieux. Dans l'explication une interrogation fusa.
D'où je viens? Pour être un peu spirituel et mystérieux je répondrait du monde, mais je doute qu'une telle réponse vous satisfasse.
Cette dernière avait son regard braqué sur son visage, autant ne pas l'ignorer. Au moins il pouvait parfaitement distinguer derrière les carreaux rectangulaires de ses lunettes le visage de son interlocutrice. Ou tout du moins, ce qui n'était pas caché par l'éventail. Il rajusta ses lunettes haut sur son nez.
En fait je passe le plus clair de mon temps à voyager, comme les agents commerciaux chez les humains. En fait je fais le même genre de travail, je suis agent pour une boutique tenue par une sorcière, une très grande femme à qui je dois toute mon éducation. Pour ce qui est de la boutique en elle même il ne m'est pas permis d'en dévoiler l'emplacement, et de plus même si je le faisait vous ne seriez pas en mesure de la trouver. Ne peuvent la voir et y entrer que ceux qui ont quelque chose à y faire.
Il laissa encore planer quelques secondes de silence.
Mais je suis né au Japon de parents Anglais. Et je ne passe que peu de temps dans la boutique qui est ce que je considère comme ma maison. Ah si cette fameuse boutique se trouve au Japon aussi.
Puis quelques instants s'écoulèrent avant que la vampire ne s'arrête devant un bâtiment qu'elle lui présenta.
Oh oui, je vois parfaitement ce dont il s'agit. Un lieu de "rencontre et d'échange".
Effectivement il voyait ce que c'était, un de ces lieux où les vampires se réunissent avec leurs ombres et leur subjugués ainsi que des humains seulement fascinés et avides d'expérimenter la morsure. Les "bordels de sang" comme ils étaient vulgairement nommés, lieux ô combien dangereux mais ô combien intéressant pour savoir ce qui se passe en ville, les vampires étant naturellement influents et compte tenu de leur habitudes, tout passe au moins au moins une fois par ce genre d'endroit. En fait comme les maisons closes ou les clubs de personnes aisées. Il n'y a pas que dans les films et les romans que ça fonctionne ce genre de truc.
Néanmoins, étant sorcier je ne sais pas si je suis réellement le bienvenu. Et puis vous devez certainement plus apprécier de jeunes et fringants humains ou congénères vivants pour ce qui s'y fait.
Il la regarda un petit sourire aux lèvres.
Non pas que je me trouve vieux et décrépi. _________________ Le Hasard n'appartient pas à ce monde. Tout n'est que Fatalité. |
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